L'entérite catarrhale épizootique ou « diarrhée verte » est une affection intestinale spécifique au furet provoquée par un Coronavirus. Cette entérite contagieuse endommage les muqueuses intestinales provoquant une malabsorption des nutriments et liquides. Elle occasionne une soudaine diarrhée verte (d'où le nom) ou jaunâtre. Cette couleur vient du fait que les aliments passent très peu de temps à l'intérieur de l'appareil digestif de l'animal. Dans de sévères cas, cela peut se transformer en ulcération intestinale avec saignements, estomac et ½sophage peuvent aussi être touchés. Cependant, la diarrhée verte n'est pas exclusive à cette affection. Un furet peut très bien avoir un souci de digestion et avoir des selles de cette teinte sans pour autant avoir contracté l'ECE.
Elle a été observée pour la première fois sur le continent Américain. Son apparition en Europe est assez récente. Tout n'a pas encore été élucidé concernant cette maladie et les avis divergent bien souvent.
Ce virus est très contagieux, la proportion de furets ayant contracté la maladie suite à une exposition est grande. La propagation se fait lors de rassemblement de furets (exposition, rencontres, pension.) et lorsqu'un animal porteur sain est amené dans un groupe. Le mode de transmission peut être indirect, via les fluides corporels (gouttelettes de salive dans l'air) ou direct, par contact immédiat entre individus.
L'incubation est de 2-3 jours. Lorsqu'un des animaux d'une troupe est atteint, la contagion touchera pratiquement tous les furets du foyer à de rares exceptions, quelles que soient les règles d'hygiène mises en place. Cependant la mortalité est faible si une vigilance et un traitement adapté sont adoptés.
Chez les sujets de moins de 3 ans en bonne santé, la pathologie n'est en général pas source de complication. Elle durera entre 7-10 jours et peut même passer inaperçue. Toutefois dans 20% des cas, la réponse immunitaire sera forte et la maladie peut se transformer en affection chronique qui persistera bien après la première manifestation. Malgré un rétablissement supposé, il n'est pas rare que l'animal ayant été contaminé rechute. Il n'a pas été clairement défini combien de temps après, mais une estimation de 6 mois ou plus a été énoncée.
Chez les sujets affaiblis, vieux, stressés ou déjà atteint par une autre pathologie ayant le système immunitaire diminué, l'ECE peut être grave. Toujours est-il que la mortalité causée par l'affection chez les furets à risque est faible. Le temps de guérison sera plus long mais avec une attentive surveillance et beaucoup de soins il y a des chances que l'animal survive.
Les animaux guéris resteraient encore contagieux pour leur congénère 4 à 12 mois après la première manifestation de la maladie. Ce sont des porteurs sains, ils ont vaincu l'ECE, paraissent en parfaite santé mais peuvent encore transmettre l'affection.
Le Diagnostique
Le diagnostique de l'ECE n'est pas aisé. Le virus n'est que très difficilement détectable. Il serait possible à partir des selles de faire un test « ELISA » ou « hybridation in situ » pour déceler la présence de la maladie. Une biopsie intestinale (montrant les lésions provoqué par le virus) et un examen histologique peuvent confirmer le diagnostique. Un bilan sanguin peut se révéler intéressant, dans certains cas il sera étonnamment normal, mais il a déjà été remarqué : des taux trop élevés d'urée et de sucre dans le sang (azotémie, hyperglycémie) et des valeurs anormales d'ALT (Alanine Amino Transférase) et de phosphatases alcalines subodorant l'affection.
Les symptômes :
Le traitement
Il n'existe pas de traitement spécifique afin d'éliminer l'ECE. Les médicaments administrés agiront sur les symptômes qu'induise l'affection. La plupart du temps, aucun traitement n'est administré chez les jeunes sujets en santé chez qui les symptômes seront moindres. Il faut cependant veiller à ce que l'animal mange, boive et urine. Aucun vaccin n'est disponible contre l'ECE.
